mercredi 24 janvier 2018

Opération Catéchisme
L'homo-hérésie fait l'assaut final




Par : Andrea Zambrano
Le 24 janvier 2018
SOURCE : One Peter Five



Changez le Catéchisme. Si sa Doctrine ne coïncide pas avec la nouvelle orthodoxie désirée concernant l'homosexualité, il vaudra mieux adopter la solution d'Alexandre le Grand qui, d'un coup d'épée, décida de démêler le nœud gordien à sa manière : en le coupant en deux .

De la même manière, pour accepter et définitivement ouvrir la voie à la pratique homo-érotique, il faut aborder les fondamentaux et, de là, tout sera plus facile. Maintenant qu'une attitude de laxisme et d'acceptation de l'homosexualité comme variante naturelle de la sexualité humaine devient de plus en plus commune, il ne reste qu'un petit obstacle à l'affirmation complète des droits LGBT comme ingrédient dans la « salsa Chrétienne » -— pour supprimer le Catéchisme de l'Église Catholique, considéré comme le dernier obstacle à surmonter.

Ainsi, la bataille va maintenant atteindre un niveau doctrinal, mais tout doit être préparé avec un langage recherché et rassurant que seule une certaine attitude du cléricalisme sait faire. Surtout, il faut d'abord envoyer des pionniers qui se font interprètes et porte-paroles de cette ligne de pensée. Un petit groupe de théologiens et de prêtres, quelques Évêques et même des soi-disant travailleurs pastoraux, qui mènent une bataille solitaire en dehors de toute retenue [ du Magistère ], mais qui se mettent en évidence dans leur diocèse tandis que la majorité silencieuse somnole.

Le dernier coup, chronologiquement, est donné à certains laïcs, selon la fresque précisément ordonnée de la cause larmoyante. Ainsi comme le rapporte le journal et site Repubblica , on y raconte l'histoire de deux parents qui ont accepté leur fille lesbienne et qui se sont joints à l'équipe constituée par l'Évêque de Civitavecchia, Luigi Marrucci, qui appartient lui-même au soi-disant mouvement Chrétien LGBT. « Nous étions fermement convaincus que l'homosexualité était un péché » disent-ils. Et maintenant ? « Nous avons prié et lu la Parabole du Fils Prodigue et nous avons compris que le Seigneur accepte tout le monde sans juger. Martina vit dans la vérité et nous l'aimons telle qu'elle est ». De quelle vérité parle-t-on ? Certainement pas de la vérité de l'Évangile ou de l'histoire de Sodome dans la Bible ni de la vérité du Catéchisme, à laquelle ils font un petit soupir vers la fin de l'histoire : « Le problème, c’est avec le Catéchisme, qui dit que l'homosexualité est une orientation intrinsèquement désordonnée ».

Ici nous avons trouvé la pierre d'achoppement. C'est l'observation clé nécessaire pour « finalement » ouvrir la voie à l'homo-hérésie dans un ton Catholique. En fait, cette interview n'est pas simplement due au hasard, mais plutôt initiée avec réflexion. Surtout, affirmer l'incompatibilité du Catéchisme , c'est-à-dire de la Doctrine Catholique, avec le monde tel qu'il est vécu, qui serait une vision du monde fondée sur l'expérience immanente et donc non fondée sur les Vérités de la Loi Divine. Mais c'est ainsi.

Chronologiquement, [ ceux qui veulent une révolution Catholique ] doivent maintenant mettre en doute la vérité sur l'homosexualité enseignée par le Catéchisme , comme Avvenire [ site et journal de la Conférence des Évêques Italiens ] l'a observé avec un éditorial bien conçu de Luciano Moia : « Il y a ceux qui, reconnaissant la Tradition Catholique contenue dans le Catéchisme, maintiennent la nécessité d'une vie affective conduite dans la chasteté. Mais il y a aussi ceux, y compris les Évêques et les théologiens, qui demandent à l'Église de faire une réflexion plus profonde sur la signification de la sexualité, sans exclure une révision [ permissive ] de la théologie morale ».

Qui a raison dans ce flirt avec le relativisme moral ? Ce dernier groupe semble comprendre. Regardez comment ils jettent les bases pour considérer le Catéchisme comme n'étant plus intouchable, introduisant le virus de la révision, comme si la vérité sur l'homme et le Plan Divin pour le genre humain n'était qu'une construction sociale sujette à des opinions changeantes.

Après l' article d' Avvenire [ mai 2017 ], un mini-conseil top-secret a été tenu, au cours duquel a été posée la fondation, pour ainsi dire pour le démantèlement futur des articles 2357, 2358 et 2359 du Catéchisme de l'Église Catholique, dans laquelle fondation il est dit que « se basant sur la Sainte Écriture, qui présente les actes homosexuels comme des actes de grave dépravation, la Tradition a toujours déclaré que « les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés ».

La réunion a été promue par l'un des Jésuites qui a été le plus étroitement impliqué dans le travail d'ouvrir la voie à l'homosexualité, un certain Père Pino Piva, qui a été le plus « écouté » — du moins en Italie — parmi les homosexuels qui professent être Catholiques mais qui n'acceptent pas la voie de la chasteté proposée par le Catéchisme et aussi par la Lettre de 1986 sur le soins pastoraux des personnes homosexuelles écrit par le Cardinal Joseph Ratzinger.

Ce Père Piva, récemment déménagé à la Maison des Jésuites à Bologne, a réuni des groupes de Chrétiens LGBT et des opérateurs qui ont travaillé ces dernières années dans différents diocèses selon des programmes spécifiques, en veillant toujours bien sûr à ce qu'il n'y ait aucune activité de prière offert par Courage ou le groupe appelé « Lot » dirigé par Luca di Tolve, qui tiennent des points de vue sur l'homosexualité fidèlement en ligne avec le Magistère.

Rejoignant cette petite équipe, il y a eu aussi un Évêque qui a apporté son aide à ces réunions mais sans intervenir. La rencontre est ouverte aux croyants LGBT et aux prêtres qui se sont joints à eux pour entreprendre des styles de vie les plus « divers », sans prétendre les corriger, mais qui souhaitent plutôt jeter dans le filet toutes ces expériences et approches comme moyen d’aborder le thème de l'homosexualité dans la vie de l'Église. Il n'y a qu'un seul dénominateur commun : être critique du Catéchisme, considéré maintenant comme le principal obstacle à une ouverture totale à la pratique homo-érotique. Des expressions comme « péché » ? Démodé. « Bienvenue » ? Seulement si vous acceptez l'homosexualité comme une variation naturelle de la sexualité. « Amour » ? Seulement comme un fouillis de sentiments et non comme un plan ordonné naturellement voulu par Dieu.

On sait peu de choses sur ce qui se passe à cette réunion, mais quelque chose est sorti sur le blog du Père Mauro Leonardi, un autre promoteur de la cause homo-érotique, qui est dans ce jeu depuis longtemps, même au point d'interviewer Vladimir Luxuria [ une célébrité « transgenre » Italienne qui, en tant que politicien Communiste était le premier député ouvertement « transgenre » en Europe ] sans discuter ni remettre en question aucune de ses pensées. Leonardi, qui écrit un blog largement suivi, a laissé tomber de vraies révélations étonnantes comme celle-ci : « Si toutefois, comme c'est le cas pour la grande majorité des homosexuels, on est convaincu que la condition homosexuelle est naturelle et désirée par Dieu, quelle seule réponse de l'Église peut-elle être : « Tant que vous n'adhérez pas au Catéchisme ( et d'ailleurs le Catéchisme n'est pas l'Évangile ), vous ne pouvez pas recevoir les Sacrements ? Est-il même possible de confesser des péchés que sa conscience ne croit pas être des péchés ? »

En résumé, une fois que nous avons éliminé toutes les données objectives sur la nature humaine et l'Ordre Divin, l'homosexualité n'est également rien d'autre qu'une question d'opinion de chacun. Et en tant que telle, elle doit être acceptée et promue. En fait, citant également l'Évêque présent à la réunion de Bologne, Leonardi a déclaré : « Je ne vous dis pas d'adhérer au Catéchisme. Je dis : l'Église n'a toujours pas de réponse ».

Ce serait une question objectivement grave si un Évêque soutenait la thèse de la rébellion contre le Catéchisme, qui ne représente pas un simple code de lois retiré de la rue mais l'architecture normative sur laquelle la Foi est fondée. Et ce serait tout aussi troublant si un Évêque affirmait vraiment que l'Église n'a toujours pas de réponse. Parce qu'en réalité, il y a une réponse qui manifeste une charité et une vérité unies d'une manière vraiment passionnante par rapport à la chasteté, à laquelle les homosexuels sont aussi appelés, comme l' a démontré l'expérience de Courage . Mais maintenant le gant a été jeté et la croisade contre le Catéchisme doit aller de l'avant.

Comment vont-ils procéder ? Ils ont également aiguisé leurs armes sur cette stratégie : s'inspirant de la « révision » du Catéchisme proposée par le Pape François sur la peine de mort et ses déclarations sur le passé concernant [ l'enseignement de l'Eglise sur ] l'abolition de l'esclavage. Des arguments qui sont complètement différents, mais utiles ici pour justifier une méthode de démantèlement [ le Catéchisme ] qui peut maintenant être utile pour la cause homo-érotique.

Publié à l'origine en Italien à La Nuova Bussola Quotidiana
Traduit par Giuseppe Pellegrino