dimanche 28 janvier 2018

L'ÉGLISE FRILEUSE

L'Église se considère-t-elle dhimmi envers l'Islam
...dans l'espoir de survivre ?





Écrit par Joseph D'Hippolito
Le 26 janvier 2018
SOURCE : The Remnant



Tout en se concentrant sur l'élection d'un Pape et l'enthousiasme qui s'en est suivi, le monde a ignoré un autre événement religieux important.

Douze jours après que le Cardinal Jorge Bergoglio soit devenu Pape François en 2013, un éminent journaliste et membre du Parlement Européen — un converti de l'Islam que le Pape Émérite Benoît XVI a baptisé en 2008 — a annoncé qu'il quitterait l'Église Catholique.

Magdi Allam, un expatrié Égyptien qui lutte contre l'Islamisme en Europe, a écrit dans Il Giornale de Milan qu'il quittait « parce que cette Église est trop faible contre l'Islam ».

Allam a raison.

Cinq siècles après la Bataille de Lépante, le leadership Catholique fait montre de dhimmitude [ voir définition à la fin ]. Les dirigeants Catholiques apaisent l'Islam en sacrifiant à la fois les victimes de la persécution violente et la crédibilité morale de l'Église sur l'autel du dialogue œcuménique avec une religion ostensiblement Abrahamique.

L'approche de l'Église Catholique reflète les idées du chercheur Catholique Français Louis Massignon, qui s'est impliqué dans des projets archéologiques et diplomatiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient au début du 20ème siècle.

En tant que Président du département de sociologie et de sociographie Musulmanes au Collège de France de Paris pendant 28 ans, Massignon a étudié la signification d'Abraham pour le Christianisme, le Judaïsme et l'Islam. Parmi ses conclusions :

— Le Dieu d'Abraham est aussi le Dieu de Mahomet, que Massignon a décrit comme occupant un « état patriarcal » au niveau d'Abraham.

— L'Islam est « la Foi d'Abraham ressuscitée avec Mahomet » écrit Massignon, qui croit qu’il a un rôle prophétique en rappelant aux Chrétiens leur propre vocation : « L'Islam est un grand mystère de la Volonté Divine, l’affirmation des exclus, ceux poursuivis dans le désert avec Ismaël, leur ancêtre, contre les « privilégiés » de Dieu, les Juifs, et surtout les Chrétiens, qui ont abusé des privilèges divins de la Grâce. L'Islam est la lance divine qui, par la Guerre Sainte, a stigmatisé le Christianisme ».

— Le Coran contient un niveau d'inspiration divine conçue pour que « les esprits puissent se redécouvrir et leur rappeler le nom de Dieu, les sanctions temporelles et éternelles, la religion naturelle, la loi primordiale, le culte très simple que Dieu avait prescrit pour toujours et qu'Adam, Abraham ainsi que les Prophètes ont pratiqué sous les mêmes formes » écrit Massignon.

Parce que les Musulmans sont les descendants d'Abraham, conclut Massignon, « ils ont droit à l'égalité parmi les monothéismes provenant d'Abraham pour participer à la double promesse faite à Abraham, celle du Messie et celle de la Terre Sainte ».

Massignon a correspondu avec Thomas Merton, a consulté les Papes Pie XI, Pie XII et Jean XXIII et a formé des amitiés avec Jacques Maritain et le Cardinal Giovanni Battista Montini — le futur Pape Paul VI. Cette dernière amitié a conduit à l'une des Encycliques les plus importantes de Vatican II : « Nostra Aetate », ce document sur les relations interreligieuses. Tout en se concentrant sur la répudiation de l'antisémitisme par l'Église, « Nostra Aetate » s'adressait à l'Islam ainsi :

« L’Église regarde aussi avec estime les Musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi Islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils Le vénèrent comme prophète. […] Le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. ».

Une autre encyclique de Vatican II, « Lumen Gentium », a déclaré que :

« Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les Musulmans qui, professant avoir la Foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour ».

Pourtant, les vues de Massignon ne reflètent pas sa considération de l'Islam dans son ensemble, mais du mysticisme Soufi, que la plupart des Musulmans considèrent hérétique. Massignon a écrit sa thèse de doctorat en quatre volumes sur un mystique Perse du 10ème siècle, Mansour al-Hallaj, qui croyait en une union mystique avec Dieu qui a approché l'anéantissement de l'ego et a contredit la théologie Musulmane.

Edward Said, le Professeur de Columbia qui prônait la création d'un État Palestinien, accusait Massignon d'exploiter al-Hallaj pour représenter des « valeurs essentiellement interdites par le système doctrinal dominant de l'Islam, un système que Massignon lui-même décrivait principalement pour le contourner d’avec al-Hallaj » a-t-il écrit.

L'accent mis par Massignon sur le mystique reflète une expérience qui est devenue le tournant de sa vie. En 1908, les autorités Ottomanes ont arrêté Massignon, à l’âge de 24 ans, accusé d'espionnage. Pendant son incarcération, Massignon a déclaré qu'un « Étranger sans visage » lui a rendu visite dans une vision et l'a jugé pour sa vie égoïste. Pourtant, « l'Étranger » a retenu la punition, dit Massignon, à cause des prières d'intercession de cinq partis — y compris al-Hallaj et une importante famille Irakienne chez qui Massignon logeait. En conséquence, Massignon ne s'est pas seulement réengagé dans le Catholicisme, il a projeté cette expérience et ses études subséquentes sur l'Islam dans son ensemble.

« Massignon n'a jamais oublié qu'il devait son salut physique et moral à l'hospitalité de cette famille Musulmane » écrit Jerry Ryan en 2004 pour le National Catholic Reporter. « À travers eux et ses autres intercesseurs, Massignon a rencontré le Dieu d'Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ».

Des déclarations d’officiels Catholiques reflètent la projection de Massignon. Les Papes François et Jean-Paul II ont fait appel à ce que le Pape défunt a appelé : « L'Islam religieux authentique, l'Islam qui prie, l'Islam qui sait se joindre à la solidarité avec les nécessiteux ».

Le défunt Cardinal William Keeler, Archevêque de Baltimore, a également ignoré les tendances violentes de l'Islam. Keeler a servi de spécialiste dans les relations interconfessionnelles au cours de Vatican II. Quand le National Catholic Reporter en 2005, l’a interrogé sur la demande publique du Président Iranien Mahmood Ahmadinejad pour l'anéantissement d'Israël, Keeler a offert cette réponse :

« J'ai pensé : « C'est un autre politicien qui essaie d'obtenir une solution facile à un problème très compliqué ». J'ai aussi pensé : « Ce type ne sait évidemment pas ce que l'Islam enseigne sur la relation avec le Peuple Juif ». Le Coran considère Moïse comme un législateur et il y a beaucoup de passages qui s'appuient sur l'écriture Hébraïque ».

Keeler a ignoré de nombreux versets du Coran et des Hadiths, des déclarations traditionnellement attribuées à Mahomet, non seulement considérant les Juifs comme un mal mais préconisant leur assassinat.

Malgré des similitudes superficielles, l'Islam rejette les Doctrines d'expiation et de rédemption qui définissent le Christianisme et le Judaïsme. L'Islam n'a pas non plus de concept d'alliance entre Dieu et l'humanité.

Au lieu de cela, Allah décrète sa loi « au moyen d'un pacte unilatéral, dans un acte de condescendance sublime (qui) exclut toute notion d'imitation de Dieu comme c’est préconisé dans la Bible » écrit Alain Besançon, un autre érudit Catholique Français dans la revue Commentaire.

L'Islam rejette également les Doctrines Chrétiennes du péché originel et la nécessité de la médiation entre Dieu et l'humanité. Dans le Coran, Jésus « apparaît... hors de propos et hors du temps, sans référence au paysage d'Israël » écrivait Besançon.

Plus important encore, les concepts Judéo-Chrétiens et Musulmans de la divinité tournent autour d'une différence irréconciliable :

« Bien que les Musulmans aiment énumérer les 99 noms de Dieu, manquant à la liste, mais central à la conception Juive et encore plus Chrétienne de Dieu, est celui de « Père » — i.e., un Dieu personnel capable d'une relation réciproque et aimante avec les hommes » écrivait Besançon. « Le seul Dieu du Coran, le Dieu qui exige la soumission est un Dieu lointain ; l'appeler « Père » serait un sacrilège anthropomorphique ».

Néanmoins, « toute une littérature favorable à l'Islam a grandi en Europe » a écrit Besançon et il ajoute : « et c’est une grande partie du travail effectuée par les prêtres Catholiques sous l'influence des idées de Massignon ».

Ce travail reflète également l'anxiété Catholique sur le laïcisme.

« Contribuer à la partialité envers l'Islam est une insatisfaction sous-jacente à la modernité et à nos arrangements libéraux, capitalistes et individualistes » a écrit Besançon. « Alarmés par la baisse de la Foi religieuse dans l'Occident Chrétien, et particulièrement en Europe, ces écrivains ne peuvent qu'admirer la dévotion Musulmane... Certainement, raisonnent-ils, il vaut mieux croire en quelque chose qu'en rien, et puisque ces Musulmans croient dans quelque chose, ils doivent croire à la même chose que nous faisons ».

Jean-Paul II a incarné cette attitude quand il a forgé une alliance de facto avec l'Islam contre la laïcité et le matérialisme. Lors de la Conférence des Nations Unies de 1994 sur la Population et le Développement au Caire, le Vatican a voté avec l'Iran, la Libye et le Soudan pour refuser le financement de programmes de santé incluant l'avortement et la contraception.

« Pour Karol Wojtyla [Jean-Paul II ], le dialogue religieux est nécessaire pour promouvoir le bien commun de l'humanité » écrit Renzo Guolo, expert en Islam à l'Université de Trieste. « Ce dialogue est soutenu par la conscience qu'il existe des valeurs communes à travers les cultures, parce que ces valeurs sont enracinées dans la nature humaine, notamment la défense de la famille, l'opposition à l'avortement et la paix ».

En fin de compte, Jean Paul II a planifié une alliance en vue de fournir une alternative idéologique L'effondrement du Communisme Européen — que le Pape défunt a contribué à provoquer.

« L'Église est consciente qu'elle peut offrir une sorte de nouvelle religion civile aux États-Unis d'Europe » écrit Enzo Pace, professeur de sociologie à l'Université de Padoue. « La recherche de l'unité morale... représente pour l'Église une reconfirmation de son rôle central dans l'histoire et, en même temps, l'ouverture d'un dialogue avec d'autres cultures religieuses de l'Ancien Monde ».

L'Islam, une de ces cultures, jouerait un rôle central.

« L'Islam devient ainsi l'interlocuteur moral le plus important parce que l'Église le voit comme une religion bien structurée qui est en augmentation dans l'Europe contemporaine » a écrit Pace. « Le véritable objet de cette considération de l'Islam est l'intégration sociale et culturelle des groupes Musulmans dans la nouvelle Europe.

« Pour assurer cette intégration, l'Église Catholique estime qu'il est nécessaire d'accepter l'idée de reconnaître l'Islam comme une religion universelle, tout en invitant l'Islam à accepter au moins les principes moraux et juridiques fondamentaux de la culture Chrétienne Européenne ( les Droits de l'Homme ) ».

Les Évêques ont commencé à suivre aveuglément cet impératif. Jean Paul II et ses plus hauts fonctionnaires ont ignoré les problèmes dans les pays Arabes et Musulmans tout en critiquant la culture occidentale. Le défunt Pape et ses Évêques ont systématiquement qualifié l'avortement, la contraception et l'euthanasie en Occident de « culture de la mort », mais n'ont jamais utilisé ce terme pour décrire l'embrassement Musulman du meurtre pour la Grande Gloire d'Allah.

En novembre 2002, feu le Cardinal Bernard Law de Boston a visité une Mosquée de banlieue.

« Law a enlevé ses chaussures » a rapporté le Boston Globe. « Alors, pendant que l'Imam chantait les prières du coucher du soleil, l'Évêque s'agenouilla avec son front à quelques centimètres du tapis et offrait des louanges à Allah ».

« Je me sens très à l'aise avec mes camarades fondamentalistes ici qui sont convaincus que Dieu doit être au centre de nos vies » a déclaré Law.

Les Évêques Catholiques encouragent également les Musulmans à construire des Mosquées et même à céder l'espace du culte Catholique aux Musulmans. En 2006, les Frères Franciscains Capucins ont aidé l'Union des Communautés et Organisations Islamiques en Italie à construire une Mosquée à côté d'un de leurs Monastères à Gênes.

Deux ans plus tard, l'Archevêque de Milan a défendu une telle coopération.

« Nous avons besoin de lieux de culte dans tous les quartiers de la ville » a déclaré le Cardinal Dionigi Tettamanzi. « Les personnes appartenant à d'autres religions que le Christianisme en ont encore plus besoin, en particulier l'Islam, et nous avons besoin d'initiatives culturelles qui favorisent la réflexion, et non la provocation qui ne fait que créer des débats sans fin et du sensationnalisme ».

Alors que le Catholicisme se détériore en Amérique du Nord et en Europe, les diocèses vendent des églises et des écoles inutilisées ou sous-utilisées aux Musulmans, qui les convertissent pour leur propre usage religieux. Par exemple, les responsables Catholiques de Glasgow ont approuvé la transformation de l'école de Saint Albert en une institution Islamique en 2003. Les Musulmans représentaient au moins 90% des 360 élèves de l'école.

« Nous sommes en faveur des écoles Musulmanes » a déclaré un porte-parole non-identifié de l'Église au journal L'Ecossais d’ Edimbourg. « Nous soutenons les écoles confessionnelles dans tous les domaines : dans le cas de Saint Albert, nous voyons une école dans laquelle, pour 95% des enfants, le festival de l'Aïd [ une des deux fêtes sacrées de l’Islam ] a plus d'importance que Noël ou Pâques. Ce n’est pas de facto une école Catholique ».

Cinq ans plus tard, les Évêques Catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles ont approuvé la création de salles de prière Musulmanes et de salles d’ablutions spéciales pour les rituels de purification des Musulmans dans chaque école Catholique. Selon l'étude des Évêques :

« Si possible, une pièce ( ou des chambres ) pourrait être mise à la disposition des élèves et du personnel d'autres religions pour la prière, les installations sanitaires existantes pouvant être adaptées pour les ablutions rituelles individuelles qui font parfois partie du style de vie et du culte religieux. Si un tel l'espace n'est pas disponible sur une base permanente ou régulière, des efforts supplémentaires pourraient être faits pour répondre à ce besoin à l’occasion de festivals religieux majeurs ».

Le Cardinal Renato Martino, Président du Conseil pontifical pour la Justice et la Paix de l'époque, a donné sa bénédiction à des politiques similaires un mois avant les élections générales de 2006 en Italie. Un problème majeur a été l'immigration massive de Musulmans et la place qui en découle pour l'éducation religieuse imposée par le Concordat entre l'Italie et le Vatican.

Au cours d'une conférence de presse, Martino a suggéré que les étudiants Musulmans devraient recevoir un enseignement dans le Coran pendant l'heure prescrite pour l'instruction religieuse Catholique.

« S'il y a 100 enfants Musulmans dans une école, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas leur enseigner leur religion » a déclaré Martino. « Si nous disions « non » jusqu'à ce que nous voyions un traitement équivalent pour les minorités Chrétiennes dans les pays Musulmans, je dirais que nous nous placerions à leur niveau ».

Pendant ce temps, les Évêques Belges ont permis aux immigrés Musulmans de vivre dans les églises dans le cadre d'une campagne pour faire pression sur le gouvernement pour leur accorder l'amnistie. Les organismes de secours Catholiques ont fourni des tentes aux squatters, qui ont pratiqué le culte Musulman. Des squatters ont même allumé un incendie sur le sol de l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours à Bruxelles.

En 1998, le Père Herwig Arts a dit au journal Gazet van Antwerpen comment les squatters ont remodelé la Chapelle des Jésuites d'Anvers :

« Les immigrants ont enlevé le tabernacle, (et) ont installé un poste de télévision et des radios, nous privant de la possibilité de prier dans notre propre chapelle et de dire la Messe. Cela m'a énormément bouleversé... Pour moi, l'endroit a été profané. Je sens que je ne peux plus y entrer ».

Mais comme Le Journal de Bruxelles l’a rapporté en 2006 : « Le Père Arts a été sévèrement critiqué pour ses commentaires, il reste aujourd'hui silencieux, comme tous les prêtres Catholiques ».

Lorsque le Pape Benoît XVI a lancé un défi subtil mais puissant à l'Islam en 2006, alors qu'il visitait la ville Allemande de Ratisbonne ; ses remarques ont exaspéré l'Archevêque de Buenos Aires — le futur Pape François :

« Ces déclarations serviront à détruire en 20 secondes la construction prudente d'une relation avec l'Islam que le Pape Jean-Paul II a bâtie au cours des 20 dernières années » a déclaré M. Bergoglio, ajoutant que les remarques de Benoît XVI « ne reflètent pas mes opinions ».

En tant que Pape, François possède la plate-forme Catholique ultime pour ses opinions. Beaucoup d'Évêques Occidentaux embrassent ces opinions, en particulier sur l'immigration Musulmane, tout en ignorant le sort des Chrétiens confrontés à la persécution Musulmane.

En 2015, François a appelé les églises Catholiques, les séminaires, les monastères, les couvents, les écoles et les familles en Europe à abriter au moins une famille de réfugiés Syriens qui sont massivement Musulmans. Mais jamais durant son pontificat François n'a lancé un appel similaire pour protéger les Chrétiens habitant des terres Musulmanes.

De plus, François suit l’approche de Jean-Paul II envers l'Islam. Des Évêques se sont souvenus que le défunt Pape « qui parlait habituellement de tous les sujets » écrit Guozo « avait répandu un voile de silence sur la persécution des Chrétiens dans les pays Musulmans ».

Pendant ce temps, les Chrétiens du monde Musulman souffrent. Un converti Arabe nommé Nura a déclaré au journal Corriere della Sera de Milan en 2002 :

« Nous nous sentons abandonnés. Après notre conversion, nous n'avons personne pour nous soutenir. Nous demandons à l'Église et à l'Italie : protégez-nous, défendez-nous ».

Au lieu de fournir une alternative idéologique incarnant les valeurs Catholiques, ce que Besançon a appelé « l'œcuménisme indulgent » de l'Église a saboté la crédibilité Catholique. Feu Oriana Fallaci, journaliste et athée Italienne a blâmé cet œcuménisme indulgent en faveur d’une désintégration de l'Europe dans son dernier livre : La Force de la Raison :

« Cette Église Catholique... s'entend si bien avec l'Islam parce que quelques-uns de ses prêtres et prélats sont les premiers collaborateurs de l'Islam. Les premiers traîtres. Cette Église Catholique sans son imprimatur sur le dialogue Euro-Arabe n'aurait pu ni commencer ni avancer durant 30 ans. Cette Église Catholique sans laquelle l'Islamisation de l'Europe, la dégénérescence de l'Europe en Eurabie, n'aurait jamais pu se développer. Cette Église Catholique... reste silencieuse même lorsque le Crucifix est insulté, raillé, expulsé des hôpitaux. Cette Église Catholique... ne rugit jamais contre la polygamie ( des Musulmans ), la répudiation de l'épouse et l'esclavage.. ».

Trois décennies après que Jean-Paul II eut adopté une position à la Churchill contre le Communisme, le Catholicisme embrasse son approche à la Chamberlain envers l'Islam. En conséquence, pour la deuxième fois en 80 ans, l'Europe est mal préparée à une menace existentielle.


Un dhimmi (en arabe : ذمّي) est un terme historique du droit Musulman qui désigne un citoyen non-Musulman d'un État Musulman, lié à celui-ci par un « pacte » de protection. ... Des Juifs et des Chrétiens furent ainsi nommés vizirs ( premiers ministres ), et gouvernèrent les Musulmans, malgré leur statut de dhimmis.