jeudi 25 janvier 2018

La trahison du Vatican
La délégation du Vatican exige la démission de deux Évêques Catholiques
en faveur de marionnettes schismatiques de Pékin



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Le Centre de Fatima
Le 24 janvier 2018


Pour votre information

L'article original duquel s'inspire le présent commentaire ainsi que le Catholic Herald dont il est aussi mention ici provient d'ASIA NEWS.

Vous pouvez consulter l'article d'ASIA NEWS qui est plus détaillé ici en français.



Presque tous les jours, un nouveau scandale éclate au Vatican. La situation est devenue tellement scandaleuse que même des journaux décidément de la presse dominante, comme The Catholic Herald, n'hésitent pas à dire la vérité sur le cours de plus en plus alarmant de ce pontificat.

Ainsi, le Catholic Herald rapporte sans relâche les nouvelles révoltantes selon lesquelles « le Saint-Siège aurait demandé à deux Évêques Chinois de se tenir à l'écart pour faire place à des homologues soutenus par le gouvernement Chinois, ordonnés illicitement ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Notez bien : un journal Catholique de la presse dominante ne recule pas pour signaler précisément ce que c’est : la trahison par le Vatican des vrais Évêques de l'Église Catholique en Chine par une connivence avec le régime athée corrompu de Pékin, qui a présidé à la consécration illicite de marionnettes « soutenues par le gouvernement », c'est-à-dire des schismatiques flagrants.

Citant l'Asia News, le Catholic Herald rapporte que l'un des deux prélats Catholiques, Mgr Peter Zhuang, 88 ans, successeur validement consacré des Apôtres de l'Église « souterraine » ( c'est-à-dire la vraie Église --- aussi parfois appelée « l’Église en clandestinité » ) en Chine, « a reçu une lettre datée du 26 octobre lui demandant de démissionner pour faire place à l'Évêque Huang Bingzhang soutenu par le gouvernement ». Huang Bingzhang avait été excommunié en 2011, sous le règne de Benoît XVI, après avoir été consacré sans le mandat pontifical requis, une offense qui résulte en une excommunication automatique. Huang, note le Catholic Herald, « est également membre du Congrès National du Peuple, le Parlement Chinois ». En d'autres termes, il est un politicien du régime communiste en Chine.

Des détails encore plus ignobles sont rapportés par le Catholic Herald par l’entremise de Asia News : « L’Évêque Zhuang a été escorté à Pékin, où il a rencontré Mgr Claudio Maria Celli, ancien président du Conseil Pontifical des Communications Sociales, qui lui a demandé de prendre sa retraite — mais assortie d’une condition qu’il pourrait nommer trois prêtres, dont l'un serait nommé par Mgr Huang Bingzhang comme son vicaire général. Des sources ont déclaré que l'Évêque Zhuang a fondu en larmes en entendant la demande, ajoutant que « il était absurde de nommer un vicaire général qui est toujours un prêtre que l'Évêque Huang pourrait révoquer à tout moment ».

Quant à l'autre véritable Évêque Catholique, Joseph Guo Xijin de Mindong, on lui a dit d'accepter « de se rétrograder comme l'Évêque coadjuteur sous le gouvernement soutenu par Vincent Zhan Silu », ce qui est essentiellement une demande du Vatican qu'un véritable Évêque Catholique se subordonne à une marionnette communiste schismatique.

Qu'on ne pense pas que cette trahison soit entièrement née du Pape François. Cela a été longtemps planifié avec son exécution finale du plan survenant seulement maintenant. Il y a dix-sept ans alors que cette chronique en était à ses balbutiements, j'écrivais : « Le Vatican refuse de condamner le schisme des 100 Évêques Communistes du Parti Communiste Chinois Rouge, mais l'Archevêque Marcel Lefebvre, qui a joué un rôle dans la conversion d’un grande partie de l'Afrique de l'Ouest, a été immédiatement jeté dans les ténèbres pour avoir consacré quatre Évêques dans le but de préserver un semblant de Tradition Catholique — cette Tradition que nous avons tous connue avant que le « grand renouveau de Vatican II » n’ait commencé. C’est l’essentiel du double standard libéral : pas d'ennemis à gauche et rien que des ennemis à droite ».

Nous assistons maintenant au résultat final de la politique d'Ostpolitik du Vatican, la folie que le Père Gruner n'a cessé de condamner à la lumière de Fatima. C'est-à-dire l'accommodement diplomatique du Vatican aux régimes Communistes, qui a commencé par le refus honteux du Concile Vatican II de condamner ou même de mentionner les tyrannies Communistes Soviétique et Chinoise, tout en prétendant absurdement que le Concile « examinait les signes des temps », signes que le Concile ignorait résolument à ce même moment. Tous les schémas conciliaires proposés et autres interventions condamnant le Communisme, y compris une pétition de 450 des Pères, ont été systématiquement supprimés.

Comme mon ami et collègue Hilary White l'a dit : « Le Vatican a essayé de « régulariser » le Parti Communiste Chinois schismatique depuis l'époque du projet « Ostpolitik » du Cardinal Casaroli sous Paul VI ». Le même projet a été poursuivi sous les Cardinaux Sodano et Bertone, qui, sans aucune coïncidence, étaient aussi impliqués dans la tentative d'enterrer le Message suprêmement anti-communiste de Fatima. Le Cardinal Parolin, l'actuel secrétaire d'État du Vatican, semble maintenant prêt à descendre l’Église véritable en Chine dans sa tombe.

Comme le note Hilary, selon la politique d'Ostpolitik, « on ne peut pas être trop Catholiques autour des régimes communistes ». Mais maintenant que la révolution post-conciliaire semble atteindre son point culminant, il semble que les révolutionnaires ont déclaré qu'on ne pouvait pas être trop Catholiques « pour tenter de remplacer la Foi de nos Pères par un substitut mondain qui n'est rien de plus qu'une forme d'apostasie « qui commence au sommet », pour citer la fameuse révélation du Cardinal Ciappi concernant le Troisième Secret.

Mais cette même apostasie annonce le temps d'une grande restauration même si elle peut bien se produire au milieu de la dévastation de l'Église et du monde.