vendredi 12 janvier 2018

Apparemment, ils pensent que nous sommes des imbéciles


par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 10 janvier 2018

Méfiez-vous des « théologiens moraux » en bleu pastel ...

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Alors que le Pape François poursuit sa tirade de cinq ans contre les Pharisiens Catholiques imaginaires qui défendent l'enseignement de l'Église sur l'indissolubilité du mariage et la discipline Eucharistique qui lui est intégralement liée — il s’y affairait encore hier ( 9 janvier ) — et ses collaborateurs sont activement en train d'élaborer des sorties d'évasion néo-pharisaïques pour échapper aux préceptes négatifs de la Loi Divine et naturelle émanant du Sixième Commandement.

Déterminé à réprimer toute opposition Catholique à sa subversion morale, François a frappé du label « Magistère Authentique ® » son opinion scandaleuse selon laquelle dans des « circonstances complexes » où il n'est pas « faisable » de vivre comme frère et sœur, deux personnes non mariées peuvent être admises à la Sainte Communion sans cesser les relations sexuelles extraconjugales en autant qu'ils se livrent à un « processus de discernement » mal défini. Comme l'a si tristement observé le Père Brian Harrison, cela signifie que les personnes impliquées dans l'adultère peuvent recevoir la Sainte Communion pendant qu'elles « discernent » qu'elles ne devraient pas recevoir la Sainte Communion parce qu'elles sont impliquées dans l'adultère.

Pensent-ils que nous sommes des imbéciles?

Ensuite, il y a le Cardinal Müller qui parle sans cesse avec un double langage. Dans une récente interview concernant les contorsions verbales de Rocco Buttiglione visant à démontrer que l'administration de la Sainte Communion aux adultères publics est conforme à l'interdiction bimillénaire de l'Église, Müller a proposé cette « solution » absurde à un « problème » qui n'existe pas :

« Il est possible que le pénitent puisse être convaincu, en conscience et avec de bonnes raisons, de la nullité du premier mariage même s'il ne peut offrir une preuve canonique. Dans ce cas le mariage valide devant Dieu serait le second et le pasteur pourrait lui accorder la Sainte Cène, certainement avec les précautions appropriées pour ne pas scandaliser la communauté des fidèles et ne pas affaiblir la conviction de l'indissolubilité du mariage ».

Le Cardinal sait que c'est un non-sens moral et canonique. Aucun Catholique, qu'il consulte ou non un prêtre, ne peut déclarer lui-même que son mariage dans l'Église était invalide, surtout quand — et aussi parce que — il n'y a pas de preuve canonique d'invalidité. De plus, en l'absence d'une nullité accordée par le tribunal compétent de l'Église, un prétendu « second mariage » ne peut être qu'une cérémonie civile invalide et donc une forme d'adultère public continuellement déguisée. Le Cardinal Burke, que François a limogé de la tête du plus haut tribunal de l'Église parce qu'il était un obstacle majeur à la conspiration qui a abouti à Amoris Laetitia (AL), a observé l'évidence à cet égard :

« De tels cas n'existent pas. Aucun prêtre n'a le pouvoir de déclarer un mariage nul dans le for interne. Le mariage est un état public dans l'Église et le jugement concernant une accusation de nullité du mariage doit être fait en accord avec la longue pratique de l'Église. Si un collège de juges dans un tribunal matrimonial n'est pas en mesure d'arriver à la certitude morale concernant la nullité d'un mariage après un examen attentif et approfondi de la demande de nullité, comment un prêtre peut-il être capable de faire un tel jugement qui a rapport avec le salut éternel de l'âme en question ? »

« Le seul cas où un prêtre peut admettre une personne vivant dans une union matrimoniale irrégulière à recevoir les Sacrements de Pénitence et la Sainte Eucharistie est le cas d'un couple qui accepte de vivre « comme frère et sœur », c'est-à-dire de respecter le mariage auquel qu'ils sont liés en ne vivant pas d'une manière matrimoniale avec une autre personne. Même alors, le prêtre devrait insister pour que le couple vivant dans la continence reçoive les Sacrements dans un endroit où ils ne sont pas bien connus de peur que d'autres fidèles ne soient amenés à croire que les personnes vivant dans une union matrimoniale irrégulière peuvent recevoir les Sacrements ».

Le Cardinal Müller pense-t-il que nous sommes des imbéciles? Certains d'entre nous le sont apparemment ou, du moins, sont disposés à servir de dupes en défendant la sophistique néo-pharisaïque qui produirait « une discipline étrangère à toute la Tradition de la Foi Catholique et Apostolique ».

Apparemment, ils pensent qu'ils peuvent nous tromper dans la prochaine phase du programme de subversion morale que cet incroyable Pape s'attend à ce que nous croyions être un impératif de « miséricorde » : la justification de la contraception dans les « cas complexes » auxquels le « discernement » doit être appliqué. Considérons la récente déclaration de l'un des nouveaux membres de l'Académie Pontificale pour la Vie de François, dont il a limogé tous les membres et dont il a ordonné la réécriture de la constitution pour la neutraliser. Dans une conférence au Grégorien, le Père Maurizio Chiodi, un « théologien moral » de la variété post-Vatican II, a proposé que :

« La méthode artificielle pour la régulation des naissances puisse être reconnue comme une responsabilité à être assumée non dans le but de rejeter radicalement le don d'un enfant, mais parce que, dans ces situations, la responsabilité appelle le couple et la famille à d'autres formes d'accueil et d'hospitalité ».

Autrement dit, l'homme de François à l'Académie Pontificale reconstituée déclare ouvertement qu'il y a un devoir de contraception ! La seule « autorité » de Chiodi pour ce mensonge provenant de la fosse de l'enfer n'est rien de plus que le Chapitre 8 d’Amoris Laetitia, le seul document de ce genre dans toute l'histoire de l'Église. Amoris Laetitia assurera sans aucun doute la couverture d'une toute nouvelle ligne de produits de marque « Magistère Authentique ® », qui seront tous des faux absolus, y compris une forme d '« intégration pastorale » des unions homosexuelles.

Évidemment, ils pensent que nous sommes des imbéciles ou disposés à jouer au fou en échange des avantages d'une conformité respectable au milieu d'une débâcle sans précédent pour l'Église. ( Prenez l'exemple du site Catholic Answers, qui « défend la Foi » tout en refusant de reconnaître que c'est une attaque féroce émanant des sommets de l'Église. Le silence, au mieux, est le prix à payer pour rester en règle avec l'Évêque pro-homosexuel de François a installé à San Diego [ siège du site Catholic Answers ] ).

Mais nous ne sommes pas des imbéciles. Et Dieu ne sera pas moqué. François et tous ses desseins n’aboutiront à rien. En attendant, notre dessein est de garder la Foi et de protester devant Dieu et devant les hommes des coups maintenant portés contre l'Église, même quand ils viennent d'un Pontife Romain égaré à son sommet. En effet, surtout alors, faut-il le faire.