dimanche 26 mars 2017

À quoi veut-il en venir à jongler ainsi ?



Le Pape nous prépare-t-il pour une « Fédération des Églises » ?

Les propos du Pape aux prêtres et consacrés à la Cathédrale de Milan en matinée du 25 mars sont très révélateurs de sa pensée et ne ressemblent pas à celle du Christ, ni de son Église.

Lisez l'extrait plus bas ( en bleu ) du compte rendu des paroles du Pape par REUTERS relatif à sa rencontre avec les prêtres et les consacrés à la Cathédrale de Milan. Et évaluez par vous-mêmes s'il y a affinité ou non avec ce que le Cardinal Sheen de New York prévoyait déjà en 1950 pour notre temps. Voici ce qu'il écrivait — nous en citons un passage plus long que nécessaire afin que vous connaissiez aussi le contexte d'écriture du Cardinal Sheen lorsqu'il écrivait ceci. Vous pouvez retrouver tous les propos du Cardinal Sheen dans l'article intitulé « Mgr Fulton Sheen sur le Faux Prophète et l'Antéchrist » ici.

Voici donc les propos du Cardinal Sheen :

La vision de l'Église dans le futur
selon le Cardinal Sheen en 1950

La troisième tentation où Satan a demandé au Christ de l'adorer et tous les royaumes du monde Lui seraient donnés, deviendra la tentation d'avoir une nouvelle religion sans une Croix, une liturgie sans monde à venir, une religion qui détruira une religion ou une politique qui est une religion — une religion qui rend à César même les choses qui sont à Dieu.

Mgr Fulton Sheen a dit en 1950 : « Nous vivons dans les jours de l'Apocalypse — les derniers jours de notre époque .... Les deux grandes forces du Corps Mystique du Christ et du Corps Mystique de l'Antéchrist commencent à établir leurs lignes de bataille pour la lutte catastrophique ». (T & L. Flynn Le Thunder de la Justice. Maxkol Communications, Sterling, VA, 1993, p. 20)

En outre, il a dit : « Le Faux Prophète aura une religion sans Croix. Une religion sans un monde à venir. Une religion pour détruire les religions. Il y aura une église de contrefaçon. L’Église du Christ [l'Église Catholique] sera Une. Et le Faux Prophète va créer l'autre. La fausse église sera mondaine, œcuménique et mondiale. Ce sera une fédération d'églises. Et les religions formeront un certain type d’association mondiale. Un parlement mondial des églises. Elle sera vidée de tout contenu divin et sera le corps mystique de l'Antéchrist. Le Corps Mystique d’aujourd'hui sur la terre aura son Judas Iscariote et il sera le faux prophète. Satan le recrutera parmi nos évêques ».



Le Pape aux prêtres et consacrés de Milan :
« l'Église doit être unie dans la diversité »


Le Pape rencontrant les prêtres et consacrés
à la cathédrale de Milan
Le 25 mars 2017.

REUTERS
25/03/2017 12:50

(RV) Le Pape a mené en cette fin de matinée à la cathédrale de Milan un dialogue intense avec les prêtres et consacrés. François a répondu à trois questions, sur l'évangéIisation, le multiculturalisme et le discernement.

La première a été posée par un prêtre qui a demandé quelles purifications et quels choix prioritaires les prêtres d’aujourd’hui doivent faire pour ne pas perdre la joie de l’évangélisation et ne pas perdre la joie d’être un peuple croyant dans le cœur de l’histoire.

«Évangéliser est une joie», a répondu le Pape, en parlant sans notes, et citant l’exhortation Evangelii nuntiandi du «grand Paul VI», qui est «le plus grand document pastoral de l’après-Concile, qui a encore aujourd’hui une actualité». Paul VI «parlait de cette joie : la joie de l’Église, c’est d’évangéliser. Et nous, nous devons demander la grâce de ne pas perdre cette joie d’évangéliser».

Il faut donc «demander la grâce de ne pas être des évangélisateurs tristes, ennuyeux : ceci ne va pas. Un évangélisateur triste est quelqu’un qui n’est pas convaincu que Jésus est joie, que Jésus t’apporte la joie, et quand il t’appelle, il te change la vie et te donne la joie et t’invite dans la joie : aussi sur la croix, mais dans la joie, pour évangéliser.»

Le Pape a ensuite évoqué les défis d’aujourd’hui. «Chaque époque historique, depuis les premiers temps du christianisme, a été continuellement soumise à de multiples défis. Des défis à l’intérieur de la communauté ecclésiale, et dans le même temps, dans le rapport avec la société dans laquelle la loi allait prendre corps. Rappelons-nous de l’épisode de Pierre dans la maison de Corneille à Césarée, ou la controverse d’Antioche, et ensuite à Jérusalem, sur la nécessité ou non de circoncire les païens, et ainsi de suite. Nous ne devons donc pas craindre les défis, que cela soit clair. Tant de fois, nous entendons ces plaintes : "Ah, cette époque, dans laquelle il y a tellement de défis, et nous sommes tristes…" Non ! Il ne faut pas avoir peur ! Les défis doivent se prendre comme le taureau : par les cornes !»

«Et il est bien qu’il y ait des défis, a-t-il poursuivi. C’est bien, parce qu’ils nous font grandir. Ils sont le signe d’une foi vivante, d’une communauté vivante qui cherche son Seigneur et tient les yeux et le cœur ouverts. Nous devons plutôt craindre une foi sans défis, une foi qui se croit complète : je n’ai pas besoin d’autres choses, tout est fait. C’est cela que nous devons craindre. Comme si tout avait dit et réalisé ! Les défis nous aident à faire en sorte que notre foi ne devienne pas idéologique. Il y a toujours les dangers des idéologies. Les idéologies germent et croissent quand quelqu’un croit avoir la foi complète. Les défis nous sauvent d’une pensée fermée et définie, et nous ouvrent à une compréhension plus ample de la Révélation. Comme l’avait affirmé la Constitution dogmatique "Dei Verbum" (lors du Concile Vatican II, ndlr) : "L’Église, au cours des siècles, tend incessamment vers la plénitude de la vérité divine, afin que les paroles de Dieu en viennent à leur accomplissement." Et c’est en cela que les défis nous aident à nous ouvrir au mystère révélé.»

Le Pape a ensuite parlé de la société multiculturelle, multireligieuse, multiethnique : «Moi, je crois que l’Église, sans que nous en soyons conscients, a beaucoup à nous enseigner et à nous aider pour une culture de la diversité. Nous devons essayer. L’Esprit Saint est le Maître de la diversité. Regardons nos diocèses, nos prêtres, nos communautés. Regardons les congrégations religieuses. Tellement de charismes, tellement de façons de réaliser l’expérience croyante. L’Église est une, dans une expérience multiforme. C’est cela la richesse de l’Église, être à la fois une, et multiforme. L’Évangile est un dans sa forme quadruple. Ceci donne à nos communautés une richesse qui manifeste l’action de l’Esprit», a expliqué le Pape François.

La Tradition ecclésiale a une grande expérience de gestion du multiple, à l’intérieur de son histoire et de sa vie, a rappelé le Pape. «Nous avons vu et nous voyons de tout : beaucoup de richesses et beaucoup d’horreurs et d’erreurs. Et ici, nous avons une bonne clé qui nous aide à lire le monde contemporain, sans le condamner et sans le sanctifier, en en reconnaissant les aspects lumineux et les aspects obscurs. Comme aussi en nous aidant à discerner les excès d’uniformité ou de relativisme : deux tendances qui cherchent à annuler l’unité des différences, l’interdépendance», a-t-il précisé.

L’Église, a-t-il poursuivi en improvisant, est "une" dans ses différences. L’Esprit Saint est «un grand artiste, un grand Maître de l’unité dans les différences». François a invité à ne pas confondre uniformité et unité, pluralisme et pluralité. «L’unité et la pluralité viennent de l’Esprit Saint, a-t-il précisé. Dans les deux cas, ce qui est recherché, c’est de réduire la tension, et d’annuler le conflit et l’ambivalence à laquelle nous sommes soumis en tant qu’êtres humains. Chercher à éliminer un des pôles de la tension, c’est éliminer la façon dont Dieu a voulu se révéler dans l’humanité de son Fils.» Cela peut revenir à élaborer «une théorie très claire et distincte mais non cohérente avec la Révélation, et donc idéologique. La foi, pour être chrétienne et non pas illusoire, doit se configurer à l’intérieur des processus : des processus humains, sans ses réduire à cela. C’est une belle tension, a-t-il souligné, une tension qui nous fait toujours grandir dans l’Église».

François a enfin affronté un troisième point : la formation au discernement. «La culture de l’abondance à laquelle nous sommes soumis offre un horizon de nombreuses possibilités, en les présentant toutes comme valides et bonnes. Nos jeunes sont exposés à un zapping continu. Nous pouvons naviguer sur deux ou trois écrans ouverts en même temps, nous pouvons interagir dans le même temps sur plusieurs scènes virtuelles. Que cela nous plaise ou non, c’est le monde dans lequel nous sommes insérés, et c’est notre devoir, comme pasteurs, de les aider à traverser ce monde», a insisté le Saint-Père.

«Je retiens donc qu’il est bon de leur apprendre à discerner, pour qu’ils aient les instruments et les éléments qui les aident à parcourir le chemin de la vie, sans que ne s’éteigne l’Esprit Saint en eux. Dans un monde sans possibilité de choix, ou avec moins de possibilités, les choses sembleraient peut-être plus claires, je ne sais pas. Mais aujourd’hui nos fidèles, et nous-mêmes, nous sommes exposés à cette réalité», a souligné le Pape.

«Au fur et à mesure que nous grandissons, au milieu d’une multitude de voix qui ont apparemment toute raison, le discernement de ce qui nous conduit à la Résurrection, à la Vie, et non à une culture de mort, est crucial. C’est pour cela que je souligne tellement ce besoin. C’est un instrument catéchétique et ensuite pour la vie, que nous devons enseigner à notre peuple dans la catéchèse, dans l’accompagnement spirituel, dans les homélies. Enseigner aux jeunes, aux enfants, aux adultes, à demander la grâce du discernement.»

Au terme de cette rencontre, le Pape a salué la foule très nombreuse rassemblée sur le parvis de la cathédrale.

SOURCE : Radio Vatican

Avez-vous remarqué ? L'uniformité de croyance dans les Dogmes de l'Église Catholique ne fait pas partie du discours...

C'est donc dire que l'unité peut s'exercer même avec ceux qui ne croient pas à Marie ou qui la détestent même... les Protestants, quoi..!

Ah ! que c'est un sale mot l'uniformité .

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