vendredi 24 février 2017

Selon le Pape François
Homélie de Santa Marta
Le 24 février 2017

Jésus n'a pas dit aux Pharisiens
que le divorce était interdit




Rédigé par : Maike Hickson

SOURCE : One Peter Five
Le 24 février 2017



Petit rappel utile pour cette lecture : définition de « casuistique » :

Partie de la théologie qui traite des cas de conscience. (Née véritablement au XIIe s., la casuistique catholique connut son âge d'or entre le XVIe et le XVIIIe s., surtout dans la Compagnie de Jésus. Les casuistes furent combattus par les jansénistes, qui les accusaient de favoriser une morale relâchée.)

Péjoratif. Disposition à subtiliser pour transiger avec sa conscience.


Il nous parvient présentement différents rapports sur l'homélie d’aujourd'hui à Santa Marta par le Pape François qui sont très troublants. Le Pape mentionne la question des Pharisiens sur le divorce et s’il est permis, puis commente la réaction de Notre Seigneur (Marc 10 : 1-12), comme suit :

« Jésus ne répond pas si c’est permis ou non. Il n'entre pas dans leur casuistique classique [des Pharisiens]. Parce qu'ils [les Pharisiens] considéraient la Foi simplement dans le cadre de « on ne peut pas » ou « on peut » — jusqu'à quel point on peut, jusqu'à quel point on ne peut pas. C’est ainsi qu’était leur logique de la casuistique : Jésus n'y prend pas part. Et Lui-même pose une question : « Maintenant, qu'est-ce que Moïse vous a commandé ? Qu'est-ce qui est écrit dans votre loi ? » Et ils expliquent la permission que Moïse a donnée de rédiger un certificat de divorce et de répudier une femme du mariage ; et ce sont eux qui sont tombés dans un piège, oui. Parce que Jésus les appelle « durs de coeur » : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle » et Il a dit la vérité. Sans casuistique, sans permissions. La vérité ». [mon soulignement]

Le Pape François mentionne également la femme adultère avec laquelle Jésus a parlé à plusieurs reprises et qu'il n'a pas condamnée. Le Pape François explique que Jésus « met de côté la casuistique ». C'est dans ce contexte qu’il est généré l'impression que le Christ lui-même a ignoré Son propre enseignement.

Ce qui est étonnant dans ces commentaires est le fait suivant : le passage de Marc 10 : 1-12 indique très clairement que Jésus-Christ a instruit les Pharisiens sur la bonne voie. Ça se lit ainsi:

« Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait. Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère ».[mon soulignement]

Le Pape François affirme dans son homélie que Jésus-Christ n'a pas donné une réponse claire aux Pharisiens, mais notre Seigneur l'a fait. Il a expliqué cette loi contre le divorce plus tard plus en détail à Ses propres disciples, mais il n'a pas laissé la question des Pharisiens sans réponse.

De plus, le Pape François, dans son homélie, dit que Notre Seigneur « dit toujours la vérité » et il mentionne que Jésus a parlé à ses disciples de l'interdiction du divorce. François ajoute :

« C'est la voie de Jésus — c’est tout à fait clair — c'est le chemin partant de la casuistique à la vérité et à la miséricorde. Jésus laisse de côté la logique de la casuistique. À ceux qui voulaient le tester, à ceux qui pensaient de cette logique du « c'est possible », il les a qualifiés — non ici, mais dans un autre passage de l'Évangile — comme des hypocrites. Même avec le Quatrième Commandement, ils ont nié de l'aide à leurs parents avec l'excuse qu'ils avaient donné une bonne aumône à l'Église. Hypocrites. La casuistique est hypocrite. C'est une forme d'hypocrisie. « Vous pouvez — vous ne pouvez pas » ... qui devient alors plus subtile, plus mal : moi ? Je peux jusqu'à ce point, mais d'ici à là, je ne peux pas. C'est la tromperie de la casuistique ». [mon soulignement]

Bien qu'il y ait toujours un manque de clarté dans le discours du Pape François qui rend difficile de voir, distinctement et de façon fiable, ce qu'il veut dire, il semble ici rabaisser ces fidèles qui souhaitent se conformer à la Loi de Dieu en matière de mariage et de divorce, insinuant que ceux-ci sont les vrais hypocrites. Le Pape insinue aussi dans l'homélie d'aujourd'hui que Notre Seigneur n'a pas donné aux Pharisiens une loi claire. En outre, cette dernière citation implique que ces questions des fidèles sur ce qui est interdit et ce qui est permis sont déjà en elles-mêmes effectivement mal. La simple détermination des limites et des frontières est appelée ici une « tromperie de la casuistique ». Mais nous devons nous rappeler que c'est exactement ce que Dieu nous a donné sous la forme des Dix Commandements et de Ses Préceptes Moraux — afin que nous ayons, sous la grâce, une vie plus abondante. Les Lois de Dieu sont des actes d'amour.